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vendredi 26 août 2016

Rentrées

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puceorange.gif C’est la rentrée… et elle se décline : Rentrée littéraire avec la sélection du prix Goncourt, rentrée audiovisuelle avec les nouvelles grilles de programmes, rentrée scolaire bien évidemment avec une arrière-saison touristique qui se profile, rentrée politique avec l’entrée dans le vif des primaires. Un petit mot de rentrée, toute mentonnaise, s’impose donc pour que nous puissions reprendre contact avant le prochain conseil municipal.

puceorange.gif Et quel été avons-nous passé ! Un 14 juillet ensanglanté, si proche de nous, nous a évidemment tous marqué. Dur rappel à la réalité de notre monde tel qu’il va. Il y a également la vague migratoire qui vient buter à Vintimille et déborder par un coup de force désespéré notre frontière. S’il n’y avait pas ce lourd contexte qui vient peser sur la saison estivale, on aurait presque pu croire que Menton passait un été comme les autres, avec ses animations, ses touristes, son festival de musique. Pour autant, il aura fallu assumer la direction de la cité. L’unité nationale face à des actes aussi lâches qu’abjects ne souffre aucune faiblesse et les mentonnais, de toutes confessions doit-on le rappeler, ont pu se montrer solidaires des victimes du 14 juillet niçois et de l’assassinat du Père Hamel. En la matière, il était important de maintenir les feux du 15 août, les seuls à avoir été maintenus dans le département tout en veillant aux conditions sécuritaires à mettre en œuvre, afin de se rassurer sur l’exercice de nos libertés individuelles et collectives face au terrorisme.

puceorange.gif Las ! La majorité guibaliste n’a pas pu s’empêcher d’aller plus loin en alimentant les peurs dès que l’occasion se présentait. Quand il se précipite à la frontière au moment du débordement migratoire et qu’il se fend d’un tweet : Croyez-vous réellement que le maire de Menton puisse avoir un quelconque levier pour agir ? La fermeture des frontières est une décision nationale. On est d’accord ou on ne l’est pas, toujours est-il que cette politique relève des gouvernements français et italien. Quant au maire, il doit veiller à l’ordre public ; que sa présence puisse être justifiée pour cela, très bien. Qu’il écrive au Ministre de l’Intérieur, très bien. Qu’il en appelle à l’armée, non… C’est alarmiste et cela n’aide en rien les ventimigliesi à traiter ce mini Sangatte. Le travail quasi quotidien des associations humanitaires, mentonnaises en particulier, est bien plus utile que ces polémiques.

puceorange.gif Il en va de même du dernier épisode en date, celui du burkini. Avait-il besoin de prendre cet arrêté d’interdiction ici à Menton ? Aucun burkini à l’horizon… Arrêté illégal, tout le monde le savait, avant même la décision du conseil d’État. Là aussi, plastronner n’est pas garantir nos libertés. Notre pays est encore un état de droit dans lequel c’est la loi, et la loi seule, qui définit les interdits et les libertés collectifs de l’ensemble de la communauté nationale. Le problème ici c’est que chacun plastronne au nom de sa petite identité. C’est un problème identitaire où quelques-uns s’arrogeraient le droit de confisquer et de définir l’identité nationale. Notre identité nationale est aujourd’hui plurielle, multiconfessionnelle, et seule la laïcité nous prémunit de ces dérives. Encore faut-il que nous nous entendions sur la définition de la laïcité tant elle a été détournée par certains comme la disparition de tous signes ou pratiques religieux. C’est le contraire : la laïcité est justement l’acceptation de toutes les religions dans l’espace public, l’État et les services publics demeurant strictement neutres. C’est bien elle qui nous permet de faire procession à la Saint Pierre ou à la Saint Michel, c’est bien elle qui permet le port du voile en ville… et à la plage. Toute cette affaire jette encore un peu plus d’huile sur le feu dans notre société déjà à fleur de peau dans le contexte terroriste que nous traversons. Aux va-t-en-guerre qui assimileraient l’apaisement en la circonstance à une faiblesse, je leur rappellerai simplement que les démocraties ne sont pas faibles : elles ne prônent pas la guerre et sont fortes de leurs valeurs, et quand elles sont contraintes à la guerre, elles les gagnent. Ce n’est pas aux Mentonnais qui commémoreront la Libération de Menton dans les jours qui viennent que je vais apprendre cela. Mais pouvait-on attendre autre chose de notre maire, soutien d’un N. Sarkozy sur le retour. Même dans le courrier de rentrée adressé aux parents d’enfants scolarisés dans les écoles mentonnaises, prétexte est pris pour affirmer que « la France n’acceptera pas de changer d’identité »… sic ! Changer d’identité ? Mais quelles œillères faut-il avoir pour avoir une remarque aussi passéiste et réactionnaire. Oui… le monde change, notre identité nationale, européenne et mondiale change, et un responsable politique devrait être capable d’accompagner et de préparer ces changements. En attendant, c’est O. Bettati qui se promène tout sourire à Castellar flairant une 4e circonscription bien préparée aux thèses FN aux prochaines législatives. Pas sûr que les électeurs attisés préféreront l’original FN à la copie sarkozyste aux vues des résultats des dernières municipales.

puceorange.gif Tout cela n’est guère réjouissant, mais nous continuerons à nous battre pour ce que nous croyons juste. Bonnes rentrées à toutes et tous.

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vendredi 15 juillet 2016

14 juillet 2016

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vendredi 24 juin 2016

Les deux populismes

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puceorange.gif Le drame du mot « populisme », c’est son suffixe en -isme. Je me méfie toujours des mots se terminant en -isme, ils sont le signe le plus souvent de la perversion d’un autre nom qui lui est familier, mais modéré dans son sens et son acceptation. Il en va ainsi de « gauche » et de son « gauchisme » ou plus récemment de l’Islam et de l’islamisme… c’est radicalement différent.

puceorange.gif Peut-être est-ce dû à son antériorité ? : « populisme » désignait dès l’Antiquité ce qui pervertissait le recours au peuple, à sa gouvernance autonome et démocratique. Périclès, les Gracques… ils sont nombreux à en avoir été accusés. La démocratie avait donc dès sa naissance son populisme. Mais ce sont là deux termes issus de champs sémantiques différents pour désigner d’une part la chose et d’autre part, son dévoiement.

puceorange.gif « Populisme » n’a aujourd’hui qu’un adjectif : « populaire » qui renvoie à une autre idée chez nos contemporains, avoir du succès, être aimé, bien éloigné de son sens premier ; il a perdu son sens tiré du peuple. Si bien que « populisme » se retrouve seul et polysémique. Vous avez donc aujourd’hui toujours des gens qui perçoivent ce terme comme quelque chose de dangereux pour la démocratie populaire, une instrumentalisation inacceptable du peuple au bénéfice de quelques-uns - minorité violente - dans tous les cas jamais dans l’intérêt collectif. Or je m’aperçois que ce terme de « populiste » est compris par de plus en plus de personnes aujourd’hui comme quelque chose de positif, de bien, puisque nécessairement du côté du peuple, tant il est exaspéré désormais par une intelligentsia politique et économique qui, elle, s’en détourne voire le méprise. C’est là toute la dangerosité de la dédiabolisation actuelle du FN qui tend à assimiler le populisme à la défense du peuple alors qu’il en est son exact contraire. Pire encore, ces mêmes élites politiques et économiques cautionnent à présent ce détournement sémantique en taxant à son tour de « populistes » les discours 5 étoiles en Italie, Podemos en Espagne et nos modestes « nuits debout » ouvrant ainsi un nouveau front. Aussi, nombre de personnes « passent » au FN en toute bonne foi en pensant redonner au peuple le contrôle de son destin, mêlant antiparlementarisme, rejet des élites politiques et économiques. Peu importe si le programme de gouvernement n’est qu’une somme de mauvaises solutions, irréalisables et antidémocratiques, seul le ras-le-bol compte. J’ai lu çà et là dernièrement le mot de « révolution » des peuples contre leurs élites ; cela s’y apparente. Tabula rasa donc !

puceorange.gif En ce jour où le Royaume encore uni quitte l’Union européenne, la confusion est à son paroxysme. L’Europe cristallise tout ce que les adeptes de cette nouvelle acception du terme « populiste » abhorrent : une bureaucratie déconnectée, la Finance d’une Union chantre de la mondialisation subie par les peuples, et un effacement des frontières niant de fait les nations. Incompréhension totale donc entre deux mondes, les gagnants de la mondialisation qui taxent d’affreux populistes les partisans de la sortie de l’Union européenne, et ces populistes d’un genre nouveau qui prennent cela comme une libération des peuples, quasi révolutionnaire. On pourra bien se débattre en expliquant que le projet européen s’est bâti sur la paix entre les nations, que son projet va bien au-delà d’une simple entente économique, il est trop tard. Faillite incommensurable de nos politiques qui ont fait sans les peuples depuis plus de 30 ans.

puceorange.gif Pour ma part, je fais partie de ceux pour qui le mot de « peuple » n’effraie pas. La beauté, l’honneur du service public, de la gouvernance publique est d’être au service du peuple, de gouverner au nom du peuple. C’est la première ligne de nos constitutions républicaines successives : « Au nom du peuple français… ». Mais jamais je ne céderai ce privilège à une extrême droite qui manipule les peuples à son seul profit pour les mener au chaos. Nous avons oublié Jean Moulin, préfet de la République, nous avons oublié 1945 et notre sortie abasourdie d’une guerre que nous n’avions pas voulue, nous avons oublié ce beau projet qu’était l’Europe. Que les peuples reprennent si vivement la main est une bonne chose, que les peuples se déplacent aux bureaux de vote à 71% est une bonne chose, que les peuples discutent des nuits entières est une bonne chose. Si nous demeurons fermes dans nos idées et dans ce que nous voulons, si nous restons vigilants, alors cela peut régénérer nos vieilles démocraties, peut relancer le projet européen sur de nouvelles bases.

mercredi 25 mai 2016

L'opposition bâillonnée

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puceorange.gif Il est des villes où l'équipe municipale a conscience qu'elle n'a l’exécutif seulement parce que le plus grand nombre a voté pour eux, mais qu'une partie de la population, elle, ne l'a pas fait, pense autrement, avait proposé d'autres projets et a même – eh oui... des représentants élus. Peut s'installer alors un débat démocratique où chacun bien entendu, défendra son point de vue mais où chacun pourra développer aussi son argumentaire et ses idées.

puceorange.gif Il en est d'autres où l'équipe municipale considère qu'elle est seule aux commandes, seule capable, seule à tout contrôler, et ce, par la sainte onction d'un suffrage quinquennal. Entendons-nous bien, je ne suis pas en train d'appeler à une démocratie directe, bien trop dangereuse par le populisme qu'elle entraînerait nécessairement, mais il y a sans doute une marge entre celle-ci et cette dérive autoritaire.

puceorange.gif Ma petite expérience de 4 mois comme un de vos représentants minoritaires au sein du conseil municipal de Menton m'incite à penser que notre ville fait plutôt partie des secondes.

puceorange.gif Non pas en conseil municipal, car la parole nous est donnée et nous pouvons nous exprimer normalement. Au passage, nous sommes souvent les seuls à le faire, car je n'ai encore jamais entendu le groupe FN demander la parole par exemple. Mais pour exercer pleinement notre rôle d'élus, il convient quand même de pouvoir porter nos idées et nos contre-propositions devant les mentonnais, pas seulement dans cette alcôve feutrée et largement méconnue qu'est le conseil municipal.

puceorange.gif Un débat démocratique digne de ce nom devrait quand même être porté à la connaissance de tout le monde, c'est même sa raison d'être, pour qu'il ne soit pas confisqué par un petit groupe d'initiés. Je pense que c'est d'ailleurs la principale source de défiance que bon nombre de personnes ressentent en ce moment et qui s'exprime par ces mouvement citoyens sur internet ou les Nuits debout, cette incompréhension grandissante entre nos élus et nous, quand ce n'est pas carrément du rejet et du vote inconsidéré aux extrêmes. L'autorité publique dans sa grande sagesse a d'ailleurs prévu la chose :

puceorange.gif Depuis la loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité, dans les communes de 3 500 habitants et plus, lorsque la commune diffuse, sous quelque forme que ce soit, un bulletin d’information générale sur les réalisations et la gestion du conseil municipal, un es­pace est réservé à l’expression de l’opposition. La loi vise toute publication d’une collectivité dès lors qu’elle a une visée informative et qu’elle s’adresse à un large public et non à un public restreint.

puceorange.gif Un espace doit donc être réservé dans chaque bulletin d’in­formation générale (CAA Versailles, 17 avril 2009, Com­mune de Versailles, n° 06VE00222). Pour respecter les dispositions du CGCT en la matière, il faut encore que l’espace dédié aux élus de l’oppo­sition soit suffisant et équitablement réparti (TA Nice, ord. réf., 15 décembre 2008, Commune de Menton c/ Mme P. Gérard et « Menton Démocratie », n° 0806670), ce qui sera le cas lorsqu’il permet aux élus de l’opposi­tion de défendre leur position.

puceorange.gif Oui, vous avez bien lu, une ordonnance du Tribunal administratif concernant Menton fait aujourd'hui jurisprudence. En effet, le problème n'est pas nouveau et Pascale Gérard avait dû aller jusqu'au Tribunal pour finalement obtenir de la part du Maire contraint et forcé nos 800 malheureux caractères de tribune dans le Menton Mag'. Pour être tout a fait complet sur ce point, une procédure court toujours considérant cette tribune d'opposition insuffisante.

puceorange.gif Que croyez-vous que notre bon maire fît ? Il créa une deuxième brochure d'information municipale – oui, on a les moyens à Menton – Menton Infos, publiée tous les 15 jours s'il vous plaît, dans laquelle bien entendu qu'un seul point de vue, le sien, est servi à la population. C'est clairement de la provocation si ce n'est hors la loi.

puceorange.gif Alors que faire ? Dans un premier temps j'ai souri – oui, on ne se refait pas. Après tout… mais je n'avais pas mesuré le black-out dans lequel était plongé sciemment les mentonnais… et les élus d'opposition que nous sommes se débattant dans l'indifférence générale. Je décidai donc de poursuivre plus avant.

fch.png 1) Un courrier au Maire pour régler la chose à l'amiable : Ça me paraissait tellement gros, qu'il accepterait de constater que ce n'était pas normal dans une société qui se dit démocratique. Sans naïveté aucune, je n'espérai pas grand-chose de la réponse ; je ne fus pas déçu : fin de non recevoir. J'avais pour moi d'avoir commencé par là.

fch.png 2) Le Préfet, me dis-je, est la voix et l’œil de l’État ; il ne pourrait que constater ce manquement au code des collectivités. En effet, il constate bien volontiers que Menton Infos et le site internet de la ville relèvent d'un bulletin d'information générale et par conséquent, devraient prévoir un espace réservé à l'expression des groupes d'opposition. Sur le fond, on est d'accord. Ceci dit, pas d'intervention possible en application du principe de libre administration des collectivités. En gros, il ne peut rien faire, si ce n'est un rappel du genre « ouh c'est pas bien, attention… »

fch.png 3) Bon, quoi d'autre ? Tribunal donc ? Ce serait encore long… Et puis cela ne l'empêcherait pas d'éditer une troisième feuille de chou et de recommencer. Et me voici en train de rédiger ces lignes comme une bouteille à la mer... Après tout, dans cette société de communication dans laquelle nous sommes, misons sur le blog et les réseaux sociaux, seule communication qui nous reste, pour vous interpeller directement à ce sujet. Simplement que nous soyons tous éclairés de l'art et la manière dont est orchestrée la communication unilatérale de notre ville car enfin, je ne demande pas la mer à boire, je demande juste que la loi soit respectée sans devoir aller au Tribunal pour ce faire. Là non plus, je ne me fais guère d'illusion : la probabilité d'une grande manifestation d'indignation générale me semble relativement faible. Mais bon, j'aurai fait ce pourquoi est fait un élu d'opposition, affirmer ses valeurs et ses désaccords au nom de celles et ceux qu'il représente ; et là, on n'est pas d'accord, c'est contraire aux règles démocratiques, d'une démocratie qui fonctionne j'entends, et non confisquée. Avec un peu de chance, un journaliste s'enquerra de la chose et donnera plus de relief à ces dysfonctionnements par sa propre enquête. Rendre aux vues de tous ces pratiques d'un autre âge est peut-être encore la seule chose à faire pour que la loi soit respectée à Menton comme ailleurs.

NB : J'ai été un peu long... 6637 caractères soit 9 publications dans Menton Mag', soit 18 mois de parution ;-)

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mardi 10 mai 2016

Pan... sur le bec !

nm_.jpg puceorange.gif Quand M. le Maire met dans le même sac les Nuit Debout et les terroristes...

2016-05-09.jpg Nice-matin du 9 mai 2016

vendredi 8 avril 2016

Budget 2016

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Comme promis, un bref compte-rendu et quelques remarques à propos du Conseil municipal de la Ville de Menton du 7 avril.

fch.png Un budget voté… sans nous.

puceorange.gif Sur la section de fonctionnement, nous notons un endettement accru avec un nouvel emprunt de 5 millions pour le financement du parking des Sablettes, soit un encours porté de 61 millions à 63. Une dette néanmoins enfin assainie des emprunts toxiques contractés auprès de Dexia, moyennant quelques frais supplémentaires…

puceorange.gif Sur les dépenses courantes, à noter une subvention conséquente de 345.000 euros à la villa blanche, contre 970.000 euros pour l'ensemble de nos 17 écoles publiques. Ce qui revient à subventionner un enfant scolarisé dans le privé 6 fois plus qu'un petit dans le public. Chacun appréciera l'usage des deniers publics.

puceorange.gif Des impôts qui augmentent en valeur avec la révision des bases fiscales, sans avoir besoin effectivement d'augmenter les taux.

puceorange.gif Sur la section d'investissement, 620.000 pour la maîtrise d’œuvre uniquement de la dalle de surface du parking des Sablettes. 8 millions à prévoir pour le rachat des annexes du port de Garavan en 2017.

puceorange.gif Budgets du port et de l’assainissement corrects. Quant à celui du camping, nous avons voté contre puisqu'il prévoit encore de l'investissement public alors qu'une DSP à un privé est d'ores et déjà actée. Nous serons particulièrement vigilants au libre passage depuis l'escalier des orangers au plateau St Michel a priori englobé dans le futur complexe. Concernant le budget des parkings, un nouvel emprunt de 500.000 euros pour l'acquisition des terrains rue Pietra Scritta en vue d'un parking à étages. Nous serons vigilants au maintien du canal latéral au Careï et du réservoir sur ces parcelles.

puceorange.gif Les subventions à nos associations ont été votées.

puceorange.gif Augmentation des tarifs de cantine Sodexo de 10 centimes / repas.

fch.png Le schéma de mutualisation des services entre la CARF et les communes est enfin présenté, contraint et forcé par le Préfet. La création des EPCI avait été envisagée pour cela. Dans cette optique, Menton doit absolument réaffirmer son rôle plein et entier de ville-centre, avec un président de l'agglomération et des services mutualisés en son sein conformément à l'art.72 de la loi NOTRe.

fch.png L'aménagement de la ZAC St Roman est finalement confiée à un privé devant l'impossibilité de la majorité à conduire le dossier. Faire faire revient toujours plus cher que de faire soi-même... Cela conduit la Ville à vendre ses terrains. JC Guibal persiste à l'appeler « écoquartier » alors même que les logements ne seront pas HQE et que les transports ne sont pas repensés.

fch.png Vente de la villa Ste Claire au pied de l'Annonciade. C'est de notre point de vue particulièrement regrettable puisque cette maison est située à l'entrée du site et au débouché du chemin du Rosaire. Elle aurait pu servir de lieu d'accueil des visiteurs, de mini-musée retraçant l'histoire de ce lieu qui a connu la première implantation humaine de Menton (mons ottonis). De plus, son terrain vient d'être complanté de citronniers à grand renfort de com'. Enfin, la révision du PLU nous invite à la plus grande vigilance sur ces parcelles.

fch.png Finissons sur une note d'espoir : les pissotières de la ville redeviennent gratuites !

Ne baissons pas les bras, il y a tant de choses à faire ensemble. Hardis !

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Nice-Matin du 9 avril 2016

samedi 5 mars 2016

Un DOB daubé...

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puceorange.gif Saviez-vous ce qu'est un DOB ? Moi non... Mais je vais m'y faire à ce langage administratif ! Eh bien c'est un Débat d'Orientation Budgétaire. En gros, on discute des arbitrages à prendre pour le budget à venir. C'est important car c'est le volet financier des réalisations envisagées pour la Ville. Et comme on n'est pas d'accord sur le programme... on n'est pas d'accord sur les sommes à investir.

puceorange.gif La DGF : L’État choisit de baisser les dotations pour contraindre les EPCI à davantage de synergies avec les communes qui les composent. Et les résistances ici ont été nombreuses. Dès 2017, sera applicable un nouveau régime de la DGF, avec en particulier une dotation de centralité. Il est donc urgent que Menton travaille son rôle de ville-centre.

puceorange.gif Les impôts : Le taux d'imposition n'augmente pas, les bases fiscales oui. La pression fiscale augmente donc bel et bien en valeur dans une commune, qui est déjà imposée 2 points au-dessus de celles de la même strate.

puceorange.gif Quelles orientations ? : Éviter de payer une amende conséquente au titre de la loi SRU quand plusieurs centaines de familles attendent un logement locatif social. En attendant, Menton a perdu en une seule année 3,35 % de sa population faute de logements pour actifs, d'équipements et d'infrastructures pour les Mentonnais. Quand une commune perd de sa population, c'est qu'elle ne va pas bien.

puceorange.gif L'investissement : Il n'est ici envisagé que pour 2016 et ne se borne qu'à un entretien de l'existant. Aucun investissement massif et ciblé sur un projet structurant pour rendre plus attractive notre ville à ses résidents, stopper le départ de populations. L' investissement est distillé au gré des besoins.

puceorange.gif Parkings : Opposition à de tels aménagements qui vont complètement à l'encontre des aménagements d'une ville telle qu'on la conçoit aujourd'hui, c'est à dire durable, parkings en périphéries, transports doux et piétonisation des centres. Le coût du parking des Sablettes est de 5M d'€ payés par la Ville de Menton.

puceorange.gif La dette : La renégociation s'imposait et panse un peu les plaies d'emprunts toxiques que nous supportons toujours. Ceci dit, la réalité est un nouvel emprunt de 5,5M d'€ à ajouter au remboursement des Mentonnais.

puceorange.gif Une ville aux recettes fiscales accrues - au point de se passer d'un loyer de 200.000 € chaque année pour l'occupation du campus de Sciences Po - , mais aussi une ville à l'endettement accru, sans projet, si ce ne sont des parkings de centre-ville, et une population qui déserte.

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Nice-matin du 5 mars 2016

samedi 13 février 2016

C'est parti !

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Nice-matin du 12 février 2016

mercredi 10 février 2016

Pascale Gérard, figure de l'opposition mentonnaise, passe la main

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S'il y a bien quelque chose à laquelle je ne m'attendais pas, c'est bien celle-ci : me voilà élu au conseil municipal de la ville. C 'est en général ce à quoi on s'attend lorsqu'on se présente à des élections me diriez-vous, mais là, les jeux avaient déjà été faits depuis un moment. C'était sans compter l'imprévu...

Je suis très honoré, et en même temps assez déstabilisé devant l'ampleur du défi à relever ; Pascale Gérard a tant œuvré au service des mentonnais. Elle a porté avec professionnalisme la voix de l'opposition, face aux choix faits par le même homme depuis maintenant 26 ans. Inlassable vigie d'un système en place, elle a su mettre en œuvre les contre-pouvoirs éminemment nécessaires à notre vie démocratique. Qu'elle sache en être vivement remerciée par les mentonnais. Des responsabilités, elle en a exercé de substantielles à la Région en charge de la formation professionnelle, et a contribué au développement de notre territoire. Elle continue désormais d'en avoir à Paris au siège de l'AFPA, afin de poursuivre son engagement dans ce domaine auquel elle a tant consacré. Il est réconfortant de savoir que la République peut compter sur de tels citoyens.

Vous le voyez, ma tâche est conséquente aujourd'hui. Je siégerai donc sur les bancs de l'opposition municipale aux côtés de Claude Calvin. Nous tâcherons ensemble de porter aussi efficacement que possible une vision alternative pour les futurs de notre ville.

Que ce site nous permette de poursuivre nos échanges, me permettre également d'être votre porte voix le plus fidèlement possible.

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samedi 2 janvier 2016

Meilleurs voeux 2016

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samedi 14 novembre 2015

Paris - 13 novembre

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mercredi 11 novembre 2015

Plus d'opposition à Menton ?

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M. Bassouls,

C'est quand une bonne contestation, pour reprendre vos termes, n'est plus là que l'on s'aperçoit qu'elle manque...
Il est confortable d'en appeler à la démocratie en fustigeant l'absence d'opposition quand, à Menton, un système en place depuis 25 ans n'a eu de cesse de la mépriser tandis que dans un même mouvement, toute tête qui dépassait au sein de la majorité était coupée.

Ah les belles phrases sur la démocratie !

Il se trouve que cette opposition si chère à vos yeux a été incarnée des années durant par Pascale Gérard. Opposition objective et pragmatique dites-vous. Des dérives dans les finances publiques, des choix contestables en aménagement, des velléités d'intégrer Menton à la CU niçoise, et même des affaires telles Bygmalion y ont été dénoncés inlassablement avec bon sens, sans arrière-pensées politiciennes ni démagogie.

Eh quoi ? Mme Gérard absente des débats pour faire briller le monarque ? Je compatis à votre douleur.

Sans doute n'êtes-vous pas averti que Patrice Novelli a catégoriquement refusé d'entrer dans l'opposition aux dernières municipales en s'entêtant à poursuivre seul. Je suis navré qu'il ne fasse pas office à vos yeux d'opposant, peut-être parce qu'il a servi le régime pendant 20 ans.

Sans doute n'êtes-vous pas averti que le groupe d'opposition le plus important (5 élus) est celui du FN. Il est vrai qu'il a explosé "façon puzzle" en autant d'individualités que d'incompétences .

Alors oui, vous avez raison sur un point : il n'y a plus d'opposition à Menton. Mais de grâce, n'en imputez pas la cause au groupe Mentonnais ensemble, car il ne s'agit pas d'une minorité silencieuse en conseil municipal qui importe, mais d'une majorité silencieuse qui gronde.

En attendant, Le PLU archaïque et paternaliste que nous prépare le Seigneur de Menton a été voté. Il recroqueville un peu plus notre cité en ne la préparant pas aux défis que notre territoire aura à relever demain. Miser uniquement sur du tourisme « haut de gamme », saturer le centre-ville de voitures et de ses parkings sans autre alternative que de prendre sa propre voiture et de rester bloqué des heures, faire peur avec la caricature des immeubles des années 70... Vous avez encore raison, il y a tant de choses à faire pour redynamiser Menton. bassouls.jpg

mercredi 16 septembre 2015

PACA 2015 : Ite missa est…

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puceorange.gif Pour reprendre le titre de mon billet précédent et pour y faire suite : ite missa est ! Ainsi la « messe est dite » pour le MoDem en PACA ; les listes pour les régionales sont désormais arrêtées et un accord a pu être trouvé avec Christian Estrosi. Fermez le ban.

puceorange.gif Sauf que ce n'est pas si simple. Les médias et l'inévitable simplification du discours de campagne nous rangeront avec la Droite… point. Nous en avons l'habitude au MoDem : quand nous faisons campagne avec la Gauche, nous sommes d'affreux gauchistes ; quand nous sommes aux côtés de la Droite, nous sommes les supplétifs et la caution morale d'une Droite qui flirte avec les thèmes de l'extrême droite. Nous en avons maintes fois parlé, il faut en effet des convictions chevillées au corps pour porter les valeurs centristes dans cette 5e République qui consacre le bipartisme.

puceorange.gif C'est d'autant moins simple que le retour auprès de la droite se fait également auprès de l'UDI. Je dis cela car si nous militons au MoDem, c'est parce qu'on a eu le courage en 2007 de ne pas tout accepter de la part de l'UMP, d'affirmer un positionnement résolument centriste, capable de travailler aussi bien avec des majorités dites de gauche et de droite, pourvu que ce qui s'y fait nous paraisse juste ; on l'a d’ailleurs chèrement payé. Et croyez-le, les candidats MoDem auront d'autant plus à affirmer ce qu'ils sont et les valeurs qu'ils portent.

puceorange.gif Il n'est pas simple non plus d'accepter une décision prise à Paris, et à Paris seulement. Une grande majorité des adhérents et de nos élus sont toujours pour une liste autonome au premier tour ; notre dernière convention départementale l'a une nouvelle fois démontré et c'était aussi ce à quoi appelait, dans le vide certes, mon article en juillet. Car enfin, si un parti comme le nôtre est incapable de faire une liste pour les régionales, c'est qu'il ne le veut pas ; et il ne l'a pas voulu. La stratégie nationale de notre mouvement nous amène donc à soutenir ceux contre lesquels nous nous sommes opposés, à Menton en particulier. Je suis prêt à en débattre et à justifier cette position car j'entends déjà les reproches : un coup à gauche, un coup à droite… Si je voulais faire dans la simplicité et le partisan, je militerais aux républicains ou au PS. Je continue de penser que ce débat gauche-droite est dépassé et ne correspond plus aux idées politiques en France. L'émergence d'un troisième pôle à l'extrême droite bouleverse d'ailleurs profondément la donne, dans la mesure où une concurrence s’opérant au sein des droites pousse à la droitisation du discours.

puceorange.gif C'est encore moins simple si l'on songe au cas très particulier qu'est notre région. L'hypothèse Marion Maréchaaaal se confirme sondages après sondages. La porosité entre certains « républicains » et le FN n'est plus à démontrer. Christian Estrosi lui-même est loin d'avoir été exemplaire dans la course au populisme dans ses déclarations nationales. Mais nous savons tous que les résultats risquent d'être très serrés. Nous savons aussi que partir avec la droite dans le « département le plus sarkozyste de France » n'est pas dans l'ADN du MoDem, nous savons que nous ne sommes pas à l'abri de dérapages ou de surenchères dans le contexte actuel. Nous savons également que ne rien faire n'est pas la solution. Alors oui, le MoDem national a tranché, et a choisi d'apporter sa pierre au projet porté par Christian Estrosi.

puceorange.gif À partir de là, nous avons deux écoles : Dire non, ne pas accepter cet état de fait. Je vous avoue que cela a été mon premier mouvement. Cela aurait eu un certain panache et le mérite sans doute de rétablir peut-être un peu de confiance entre les appareils politiques et les électeurs que nous sommes… et après ? Dire non, ne vaut que si l'on agit ensuite en se présentant, or ce n'est pas le cas. Je me suis alors ravisé. Ce n'est pas pour autant que vous allez me voir très actif lors de cette campagne. Comme tout mariage de raison, il n'y pas la flamme de l'amour. Ce sera l'occasion d'encore plus affirmer ce qu'est le MoDem, dans toute sa complexité, dans toute son intelligence, dans tout ce qui fait que vous soutenez ce mouvement comme moi depuis déjà longtemps.

puceorange.gif Ainsi, la « messe est dite » ou plus exactement, si je me rappelle bien de mes années de latin, nous voilà « envoyés » porter la bonne parole, NOTRE bonne parole, pas nécessairement celle d'un camp ou celle d'un autre. Ici à Menton, c'est Laurence Forestier, adjointe au maire PS de Breil sur Roya, qui a la lourde tâche de porter haut nos couleurs orangées sur la liste de Christian Estrosi... Quand je vous disais que tout n'était pas si simple !

vendredi 17 juillet 2015

PACA 2015 : La messe est-elle dite ?

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puceorange.gif Marre… écœuré des tractations et guéguerres pseudo politiciennes, rapports de forces autant dérisoires qu'illusoires en vue des prochaines élections régionales. Mon assiduité à ce blog d'ailleurs en a pâti. Désolé pour mes quelques lecteurs.

puceorange.gif Soyons francs, il n'y a guère que dans les états-majors des partis politiques que ça s'agite. Nous autres Français, on se réveillera en décembre pour voter… et encore, tant le populisme, l'antiparlementarisme, la décrédibilisation des partis politiques sont flagrants. Pour le moment, on oscille entre travail d'arrache-pied pour ne pas rater la saison estivale en ces temps de crise, et quelques semaines de repos pour celles et ceux qui ont d'autres rythmes.

puceorange.gif Et le MoDem ? Comme les autres ! À sa petite échelle… à s'abandonner aux sirènes d'un Laurent Wauquiez en Rhône-Alpes, ou d'un Christian Estrosi en PACA. Ne nous méprenons pas : Je n'ai rien contre la Droite, pas plus que la Gauche d'ailleurs. Mais de là à finasser avec les plus droitiers, les plus populistes – c'est dans l'air du temps, les plus indécrottablement sarkolâtres… NON. On ne peut pas miser depuis 8 ans sur l'intelligence des citoyens, sur les valeurs humanistes et républicaines, disait-on en s'en emplissant la bouche, pour en arriver là.

puceorange.gif J'avais adhéré au MoDem dès sa création, au lendemain de la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007, percevant avec d'autres déjà, et François Bayrou en particulier, les dangers du personnage, entraînant la France dans une politique néolibérale alors que la crise se profilait, embourbant la France dans une politique étrangère calamiteuse et égocentrique, méprisant les Français chaque jour un peu plus. La bipolarisation excessive de notre vie publique dans cette Ve République à bout de souffle en a décidé autrement. Marginalisés par la Droite préférant la fidèle UDI, et par la Gauche s'installant sur notre espace politique avec la mise en œuvre d'une bonne part de notre programme social-libéral, le MoDem n'existe plus. Nous n'avons pour nous qu'une caution morale à marchander ; et nous irions cautionner les Wauquiez, Peltier et Estrosi ?

puceorange.gif Et au nom de quoi ? Accrochez-vous, voilà les arguments. Premièrement la PACA est perdue pour la Gauche. Et cet argument ne souffre aucune contradiction… c'est le postulat de départ. Pour ma part, je n'en suis pas si sûr, surtout si en face on aligne des personnalités aussi clivantes que Maréchaaaal-Le Pen ou Sarko-strosi plutôt à même de rassembler le peuple de Gauche. Bref, partant de là, deuxième argument : Face au vilain FN, vous devez vous rallier à la Droite. Bien sûr ! Il faudra tout de même un jour s'attaquer à ce qui fait la force du vote FN : il y a des raisons… Les réponses que l'extrême droite proposent sont fausses et malheureuses pour le pays, mais le fait est que le vote FN progresse allié, d'ailleurs, à un abstentionnisme complice.

puceorange.gif Le MoDem entrant dans le giron de la Droite et exclusivement la Droite n'est plus que l'ombre de lui-même. Je vois déjà les appétits s'aiguiser, prêts à toutes les compromissions afin de passer à l'acte, lassés d'être exclus par la Droite et la Gauche. C'est compréhensible. Ce n'est pas acceptable. L'accord Juppé-Bayrou au plan national est raisonnable, dans la mesure où Hollande et Valls nous ont claqué la porte au nez. Juppé s'est arrondi avec l'âge, mais à lire son programme, ça penche pour le moment très « libéral-conservateur », et on le sent tiraillé entre électoralisme et rassemblement républicain. Nous verrons le moment venu et dans l'hypothèse d'une usure du pouvoir en place, Alain Juppé me semble le plus rassembleur et le plus protecteur des intérêts français, même si je n'oublie pas le premier ministre qu'il fût. Ces accords entre les Droites achoppent par contre en Rhône-Alpes et PACA car Christian Estrosi et Laurent Wauquiez font partie de ceux, à droite, qui ont choisi la surenchère avec le FN au lieu de le combattre pied à pied. Ne cherchez pas plus loin nos réticences à les soutenir.

puceorange.gif Alors oui, nous devrons porter haut nos couleurs lors de ces élections régionales. Soyons en fiers. Nous nous le devons. Nous ne le pourrons peut-être pas. Et si tel est le cas, non à une alliance préétablie avec qui que ce soit, organisée par je ne sais quel obscur état-major de petits-chefs. Nos électeurs sont à mêmes de voter en leur âme et conscience au second tour… comme au premier.

puceorange.gif Notre région mérite mieux que de n'être traitée dans les médias qu'au travers du prisme du FN. Elle a de grands atouts, un immense potentiel , mais aussi de grands défis à relever pour rester attractive. Peut-être aura-t-on l'occasion d'en discuter…

Votre serviteur… encore un temps vice-président du MoDem des Alpes-maritimes.

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samedi 14 février 2015

Jean Lassalle passe par Clans

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mercredi 19 novembre 2014

Elections internes au Conseil départemental - 29 novembre 2014

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Chers amis,

C'est avec plaisir et réelle motivation que je me présente à nouveau au conseil départemental de notre formation politique.

Depuis sa création en 2007, animer le MoDem des Alpes-maritimes n'a pas été simple. Toutes ces années ont été celles de la naissance puis de l'affirmation du mouvement démocrate dans un département fermement tenu par l'UMP. Ces trois prochaines années seront à n'en pas douter, celles de notre arrivée à des postes de responsabilités pour nos territoires. Nous y avons travaillé et nous y travaillerons demain, car notre parti aujourd'hui a les moyens de mettre en œuvre concrètement ses idées. L'arrivée de JC. Lagarde à la tête de l'UDI ouvre de nouvelles perspectives politiques locales, et le MoDem tiendra toute sa place sur l'échiquier départemental.

Avec une équipe soudée et compétente, continuons tous ensemble à faire vivre le MoDem à l'Est de notre département.

Bien cordialement, mentongroupe_m.jpg vos candidats : C.Genovese (Monaco), M. Schmitt (La Turbie), L.Forestier (Breil), M.Coudert (Menton), P.Briand (Menton), G.Destefanis (Beausoleil), G.Cholet (Menton), F.Bénard (MoDem06)

mercredi 22 octobre 2014

Nouveaux rythmes à Menton

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puceorange.gif Depuis septembre, la ville bat à de nouveaux rythmes.

Nouveaux rythmes en mairie d'abord, avec une équipe renouvelée, tellement renouvelée qu'on n'y connaît plus personne… – la politique par le vide.

Nouveaux rythmes de démission en conseil municipal, effrénés ceux-là, ceux des conseillers municipaux FN s'émancipant de leur groupe. Quand l’égoïsme de ceux-ci confine au sketch, et en viennent à ne représenter qu'eux-mêmes…

Nouveaux rythmes en ville avec les mises en chantier de not' bon maire, place Lorédan Larchey et le parking des Sablettes, où il nous faudra prendre désormais un abonnement Vinci pour stationner en ville, là où on ne payait pas.

puceorange.gif Mais ce sont bien entendu des nouveaux rythmes scolaires dont je voulais vous entretenir ici. Quelle catastrophe à Menton !

Dès le départ, le projet était mal ficelé. Un projet qu'on peut certes trouver beau et intelligent sur le papier, mais qui n'avait déjà aucune chance de se généraliser en faisant porter la charge sur les collectivités municipales.

puceorange.gif Parents, nous sommes ainsi pris entre l'étau de positions dogmatiques d'une part, et politiciennes d'autre part.

puceorange.gif Positions dogmatiques, car entre le dogme du « rythme biologique de l'enfant » et le dogme de not' bon maire d'une école de grand papa, sanctuaire naphtalinisé de la République, nous voilà bien coincés. Sans doute l'enfant apprend-il mieux le matin ; c'est un constat que nul pédagogue ne saurait nier. Cependant, le corollaire est d'avoir des après-midis peu chargés. Tel est d'ailleurs l'esprit de cette réforme. Or, non seulement les enfants se lèvent tôt désormais tous les jours pour les apprentissages, mais les après-midis n'ont en rien été allégés, dans la mesure où il faut bien garder ces petits pendant que leurs géniteurs gagnent leur pitance. Résultats ? De trop longues journées passées à l'école, les matins avec leur maître, les après-midis passés à s'exciter comme des lions en cage.

puceorange.gif Eh bien oui, ces nouveaux rythmes devaient impérativement s'accompagner d'activités plus légères – voire ludiques – les après-midis… et c'est là que le bât blesse. La faute à l’État d'abord et à son bras droit l’Éducation nationale qui, en s'en dégageant, laissent entrer à l'école parents, personnels non identifiés, associations diverses et variées, déstabilisant encore davantage cette institution déjà si mal en point. Les enfants déboussolés ne savent plus qui est chargé de quoi, ballottés tels une balle de flipper entre quatre ou cinq adultes différents.

puceorange.gif Et ce n'est pas fini. Pour couronner le tout, un nouvel acteur entre dans la salle de classe : le maire, nouveau venu dans l'organisation du temps scolaire… et par conséquent, de ce qui s'y fait. Dans le dernier Menton Mag', not' bon maire tente de justifier son incurie en nous présentant sa vision de l'école, largement passéiste et réactionnaire.

  • Quelqu'un pourrait-il lui dire que l'école de 2014 a énormément changé, que le métier d'enseignant est peut-être l'une des profession qui s'est le plus profondément renouvelée n'en déplaise aux idées reçues ?
  • Quelqu'un pourrait-il dire que la relation d'autorité du maître sur son élève ne se décrète pas, mais se construit dans une relation humaine complexe ?
  • Quelqu'un pourrait-il lui faire entendre que « l'aide au devoirs » le soir, qu'il souhaite mettre finalement en place cédant ainsi à la pression des parents, est ne rien comprendre à la mise en place de ces nouveaux rythmes ? Cela contraint encore les enfants à se concentrer le soir alors même qu'on les fait venir tous les matins avec leur maître pour cela.
  • Quelqu'un pourrait-il lui rappeler qu'aucun devoir n'est théoriquement exigible en primaire en dehors du temps scolaire passé avec son enseignant ? Je sais bien qu'en la matière, la pression parentale et sociétale est importante… mais le but de la réforme des rythmes était justement de rééquilibrer les choses dans une école française qui est l'une qui fait passer aux enfants le plus de temps à l'école.
  • Quelqu'un pourrait-il le mettre en garde sur le fait qu'on ne met pas n'importe qui devant des enfants après un entretien d'embauche de dix minutes ? Et encore, qui voudra bien se porter volontaire quasi-bénévole sans même savoir ce que l'on attend de lui, ni avoir besoin de présenter un projet crédible pour nos petites têtes blondes.
  • Quelqu'un pourrait-il porter à sa connaissance que le décret prévoit de condenser, si on le souhaite, des activités périscolaires sur un après-midi entier par semaine afin de dégager un temps significatif pour une activité sérieuse, et non trois petits quarts d'heures ici et là ?
  • Quelqu'un pourrait-il lui rappeler qu'il avait deux ans pour l’organiser dans les 17 écoles de la ville, au lieu de jouer la montre ?

Y-aurait-il quelqu'un ? Non ? Toujours personne en mairie ?

puceorange.gif Positions politiciennes d'autre part… évidemment ! Car bien entendu, cela n'a pas échappé au sempiternel duo gauche-droite pendant la campagne municipale. Je suis pour parce que je suis de gauche… je suis contre parce que je suis de droite… et le FN ? Contre !… parce qu'il est contre à peu près tout.

Et nos enfants là dedans ? Pendant ce temps-là, ma fille passe ses après-midis à attendre, car aucune activité, rien, absolument rien n'a été pensé à Menton.

mardi 1 avril 2014

Du Socialisme au National-Socialisme…

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puceorange.gif Le Socialisme est mort. Il est mort de vieillesse lors de ces dernières élections. Il est mort sclérosé par ses non réformes et son inadaptation à la mondialisation en cours. J’en veux pour preuve deux changements majeurs dans notre vie politique française : la poussée du FN et notre nouveau Premier ministre Manuel Valls.

puceorange.gif En effet, un mouvement de bascule semble s’être opéré. Le Socialisme et son parti ont définitivement perdu les classes populaires au profit du FN. Il serait temps d’arrêter de minorer les succès du Front national, de l’écarter d’un revers de main comme si ce vote n’existait pas. Il existe, et il se renforce à chaque scrutin. Cessez également de le comparer au fascisme des années 30 afin de rester « politiquement correct ». Le Front national est devenu à Menton notre seconde force politique. Cette extrême droite ne propose pas de solutions pérennes ni crédibles, mais elle marque des points dans le constat qu’elle dresse de notre société. Elle fait florès du rejet des élites, qu’elles soient intellectuelles ou politiques, de la souffrance et des difficultés matérielles des gens, de notre perte de vitesse dans le monde liée à la concurrence accrue entre pays engendrée par le processus de mondialisation. Les élites, les politiques, Bruxelles, l’étranger, la finance, tout cela est désormais violemment rejeté. Ajoutez à cela un individualisme croissant qui conteste systématiquement toute autorité, il n’en faut pas davantage pour qu’un discours populaire – et non populiste – socialisant du FN fasse recette. Un National-socialisme fait ainsi de nouveau surface. Le FN va aider, le FN va comprendre, le FN promet tout…

puceorange.gif Le peuple de gauche adhère de plus en plus à ce discours. Quand vous êtes licencié, que tout ce qui a été tenté n’a abouti à rien, que vous touchez de la générosité publique le RSA ou autre allocation chômage, vous oubliez quels furent les combats socialistes pour les obtenir et vous vous jetez dans les bras du parti qui ne fait que dénoncer cet état de fait, qui n’a jamais rien fait mais qui vous comprend et vous assure qu’avec eux tout ira bien. Brûler ces livres et ces élites qui ne servent à rien.
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puceorange.gif Nos élites le savent. Jean-luc Mélanchon a tenté de revenir aux fondamentaux, mais notre société n’est plus celle du 19e siècle. Manuel Valls proposait de changer le nom du PS, mais s’il n’y avait que le nom à changer… François Hollande mène une politique centriste, sachant pertinemment que sans activité économique, point de répartition solidaire des richesses. Dans ce mouvement de bascule des idées politiques, François Hollande et Manuel Valls se proclament aujourd’hui de gauche, mais d’une gauche qui n’est plus celle que l’on a connu, à gauche d’un curseur qui a glissé plus à droite.

puceorange.gif Notre positionnement au MoDem se droitise lui aussi si l’on raisonne sur l’ancien schéma. Mais si l’on garde une fibre humaniste, on peut se retrouver à souhaiter la réussite du tandem Hollande-Valls qui vient empiéter sur notre ancien espace politique. Souhaitons-lui donc de réussir avec notre société française en plein doute. Mais préparons-nous aussi à recomposer le paysage politique français en deux camps : les Républicains et les Nationaux-Socialistes.

mardi 25 mars 2014

Laissez mourir Menton…

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J’ai mal à ma ville.

Depuis 2007 - un long mandat déjà - je me suis exposé un peu plus avant dans la chose publique. J’ai milité au MoDem à une heure où la Gauche pas plus que la Droite n’ont de véritable marge de manœuvre, et que leur sectarisme aveugle. J’ai cru sincèrement qu’à Menton, un vaste rassemblement de citoyens actifs pouvait débloquer la situation. Pascale Gérard, engagée elle-même dans ce type de réflexion, nous a ouvert grand la porte et nous avons pu travailler en toute intelligence à ce beau projet de « Mentonnais Ensemble ». Je la remercie très chaleureusement de continuer à se battre sans relâche pour les actifs de Menton, et pour les valeurs que nous défendons tous.

Hélas, c’était sans compter les egos surdimensionnés des uns et l’abstentionnisme des autres.

En tenant dimanche dernier le bureau de vote de mon quartier, je ne l’ai pas reconnu. Mais où donc étaient passés les gens que je croise tous les jours ? Où donc étaient passés ces visages qui attendent le bus, qui viennent chercher leurs enfants à l’école, qui râlent en voiture ne trouvant pas de place où se garer ? Restés chez eux sans doute. À la place, défilait devant moi un quatrième âge sortant une unique fois à grand’ peine de leurs appartements, vieillards souffrants et cacochymes tels des ombres, poser consciencieusement leur bulletin de peur et de haine dans l’urne. Pas de jugement hâtif s’il vous plaît : je n’ai aucune acrimonie envers nos aînés. Simplement, je ne les voyais pas. Une leçon pour moi : Deux Menton cohabitent sans se voir. Beaucoup de personnes âgées cloîtrées chez elles par l’âge et la maladie, et les Mentonnais qui travaillent, souvent en dehors de la ville d’ailleurs. Deux Menton dressées l’une contre l’autre. « Mentonnais Ensemble », disions-nous ? Oui, bien sûr. Une ville qui puisse faire ressortir nos anciens en ville avec des moyens adaptés et des transports efficaces en site propre, mais aussi faciliter la vie des actifs qui peinent tous les jours, ne serait-ce que pour se loger. Un beau projet, une belle équipe, des milliers d’idées vont rester lettres mortes parce que la sortie exceptionnelle au bureau de vote des uns, supplante la lassitude et le désintérêt de la chose publique des autres.

Alors oui, une majorité ira dimanche prochain certainement à Jean-Claude Guibal. Je l’en félicite. Il connaît très bien notre ville. Qu’il fasse son hôtel 5* à Garavan, qu’il fasse son parking aux Sablettes dans lequel nous n’irons pas tant il faudra payer 5 euros pour une course en ville. Je ne lui demande qu’une seule chose : qu’il ne laisse pas mourir Menton. Qu’il ait une pensée pour celles et ceux qui y vivent encore. Étranglée par le coût de la vie et du logement, la population active va continuer à partir, les commerces et les loisirs à fermer.

Ce cinquième mandat lui est offert sur un plateau par une grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf. Patrice Novelli porte en effet une lourde responsabilité : par son obstination à vouloir être maire tout seul, il écarte d’un revers de main un rassemblement qui aurait pu être salutaire. Il ne sera rien. Jean-Claude Guibal restera maire, tout seul lui, avec plein de petits nouveaux dans son équipe. La Fontaine moralisait ainsi : Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages : Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs, tout petit prince a des ambassadeurs, tout marquis veut avoir des pages.

Dimanche prochain, je ne renie rien de notre engagement aux côtés de Pascale Gérard. Elle possède toutes les qualités pour être un bon maire et elle défend un programme hors du commun. Nous continuons la campagne plus que jamais. Une très belle campagne. Nous continuons à défendre ce que nous pensons être la meilleure chose à faire à Menton et nous tâcherons de faire bonne figure puisque les jeux sont faits. Ce seront nos Thermopyles. Mais s’il vous plaît, ne me laissez pas seul dans mon bureau de vote...

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mercredi 26 février 2014

Mentonnais... Ensemble !

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puceorange.gif Convaincre, expliquer, discuter ; le 23 mars, c'est à nous de choisir chers mentonnais !

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